Tour de la Massane (Argelès-sur-mer)


Elle est à l'origine une tour de guet, à l'instar de la Tour Madeloc, mise en place par les rois de Majorque, notamment Jacques II de Majorque.

Elle est encore décrite au xviiie siècle comme étant habilitée à transmettre des signaux de fumée ou tirer des coups de canon en signe d'avertissement et faisait partie d'une chaîne de postes de guet entre Saint-Laurent-de-Cerdans jusqu'à la tour de la Massane, en passant notamment par le pic de Garces ou le pic Saint-Christophe1.

En 1701, dans ses travaux pour la détermination de la Méridienne (Dunkerque - Paris - Canigou) , Cassini II utilise la tour comme repère géodésique. Le 12 mars 1701, il s'y rend pour y réaliser des mesures géodésiques et barométriques. Il trouve une différence de hauteur de 397 toises entre le pied de la tour et l'Observatoire de Collioure (maison du Mouret).

Vers 1780 sa façade est blanchie afin de servir de repère depuis le large, avec le Fort Saint-Elme, pour mieux situer le port de Port-Vendres.

 

De la base de la Tour de la Massane, on a une belle vue sur la Côte Vermeille. À son sommet on peut voir un panorama de la Plaine du Roussillon et de ses alentours. En effet, la Massane est un des sommets du massif des Albères.




Tour de la Massane (Argelès-sur-mer)
Tour de la Massane (Argelès-sur-mer)
Tour de la Massane (Argelès-sur-mer)
Tour de la Massane (Argelès-sur-mer)